Nous revenons sur ce sujet qui reste, à ce jour, en suspend. Or un des points de campagne est de redynamiser la ville et son agglomération, l’attractivité économique repose beaucoup sur la qualité de vie liée à l’environnement et aussi sur la présence de toutes les infrastructures (accès routier, ferroviaire, présence des services…). La dernière lubie de Calitom s’articulait autour d’une implantation d’un incinérateur de 170 000 t.(pour mémoire la production du département se monte à 45 000 t). Nous avons abondamment démontré avec l’appui du collectif de soignants VSE 16 les nombreux impacts sanitaires délétères de ce type d’usine. Par ailleurs partout autour de nous mais également à l’étranger (Cf. Chine) il s’avère patent que ces installations (La Rochelle, Rochefort et bien d’autres) sont surdimensionnées et se voient contraintes d’importer des déchets pour faire fonctionner les fours à plein régime.
Dans un tel contexte il apparait important que la gestion des déchets fasse l’objet d’une vraie stratégie à long terme au lieu de rester crispé sur un modèle obsolète et dangereux pour notre environnement sanitaire en particulier, sans compter sur les diverses autres nuisances (pollution des sols, de l’eau, les cultures maraîchères…). Un dernier point caractérise ce genre d’installation c’est son coût, pour le projet mentionné ci-dessus il apparaît probable d’évoquer une fourchette comprise entre 300 et 350 millions d’euros. (L’incinérateur de Poitiers de 90 000 t. coûtera 200 millions d’euros. Cf. https://www.lanouvellerepublique.fr/vienne/grand-poitiers/grand-poitiers-le-mega-incinerateur-a-200-millions-d-euros-brulera-les-dechets-de-toute-la-vienne-1772210830)
Cela pèserait bien entendu très négativement sur nos impôts.
Des solutions alternatives existent et nous sommes prêts a participer avec d’autres (Zéro Déchets, Charente Nature etc.) a l’élaboration d’une nouvelle démarche. Pour en terminer les visites du site de l’ancienne poudrerie ont suscité beaucoup d’intérêt dans la population. Le site doit être en partie réindustrialisé et notre association sera très vigilante à ce sujet (le COCIP possède également dans ses statuts la compétence en matière d’urbanisme).
Nous restons donc en veille active sur ces points.